Alors qu'une nouvelle taxe pour les propriétaires de la gente canine serait dans les cartons, vous serez heureux d'apprendre que nos anciens législateurs y avaient déjà pensé et aussi mis en oeuvre. C'est pourquoi nous faisons ici une petite liste de taxes disparues aujourd'hui mais ... peut-être seulement endormies, des fois que cela gratterait nos élus...

Taxe sur les chiens

1855, le gouvernement de Napoléon III fait voter le 2 mai une taxe municipale sur les chiens. Cette taxe est perçu obligatoirement par les commune selon un tarif possible de 1 à 10 francs par chien. A Valff, le Conseil Municipal décide le prélèvement à 5 francs pour les chiens d'agréments ou servant à la chasse et 1 franc pour les chiens gardiens d'habitation ou des troupeaux. L'argument avancé pour justifier cette manne est la lutte pour la santé publique et l'éradication des chiens errants avec risques d'accidents causés par la rage. 

Cet impôt ouvrit la porte à la taxe en 1862 sur les chevaux de selle, celle des voitures d'attelages et de transport, des mules et des mulets, des billards en 1871 ou des vélocipèdes en 1893. A Valff nous recensons ainsi :

  • 1856 : 3 chiens d'agrément ou de chasse et 50 chiens de garde. Seulement 1 propriétaire possédaient 2 chiens
  • 1858 cette liste baissait déjà à 2 chiens de 1° catégorie et 48 de la deuxième

La taxe sur les chiens fut abandonnée en 1871.

Relevé des attelages : Le meunier Blaise JORDAN possédait 2 chevaux d'attelage et un chariot à deux colliers, 4 chevaux de traits et 4 charrettes.

Taxe sur les portes et les fenêtres

Cet impôt fut mis en place par le Directoire en 1798. Il devait ponctionner les propriétaires et était calculé selon leur nombre et leur grandeur. Le résultat fut que bon nombre de fenêtres d'habitations furent condamnées, des constructions neuves dotées de fenêtres minuscules ou de belles fenêtres Renaissance à plusieurs meneaux détruits en masse. On créa aussi de fausses fenêtres ou certains dessinèrent des fresques en trompe-l'oeil. 

Recueil des impositions sur les portes et fenêtres à Valff en 1850

Dans son roman « Les misérables », Victor Hugo fit dire à l'évêque de Digne les paroles suivantes : « Mes très chers frères, mes bons amis. Il y a en France treize cent vingt mille maisons de paysans qui n'ont que trois ouvertures, la porte et deux fenêtres, et enfin trois cent quarante six mille cabanes qui n'ont qu'une ouverture : la porte. Et cela à cause d'une chose qu'on appelle l'impôt des portes et fenêtres. Mettez moi de pauvres familles, des vieilles femmes, des petits enfants dans ces logis là et voyez les fièvres et les maladies. Hélas ! Dieu donne l'air aux hommes, la loi le leur vend ».

L'idée des taxes sur les portes et les fenêtres fit des émules dans d'autres pays. C'est ainsi qu'en Angleterre et particulièrement à Londres on constata un taux de mortalité infantile en flèche du au paludisme et aux maladies respiratoires des enfants habitants les taudis chauffés par des âtres à feux ouverts.

 

La contribution à l'entretien des routes et chemins

Imaginez-vous de devoir prendre pelle, pioche et le balai et entretenir la route devant votre maison et les chemins des champs. C'est ce qui était demandé aux habitants quand il y n'y avait pas encore de routes goudronnées. L'habitude subsista encore des années et les propriétaires balayaient généralement tous les samedis matin, les trottoirs devant leur propriété. A l'époque c'était : tu travailles ou tu payes en contrepartie. Le riche et le pauvre se voyaient sur les routes ! 

 

Matrice relevant la liste des contribuables susceptibles : soit de payer en argent soit de pourvoir à 2 jours de travail pour l'entretien des chemins à la charge de la commune

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