Le journal « La jeune fille » est un bi-mensuel qui divertissait les jeunes demoiselles depuis sa création en 1893 jusqu'en 1936. Dans le numéro du 15 avril 1901 nous découvrons dans la rubrique « boite aux lettres » des messages romantiques à l'attention et en provenance d'une certaine fille avec le pseudo Mireille. Qui était-elle ? Un secret plus agréable quand il n'est pas découvert ... Les confidences laissent supposer que les auteurs sont de la région de Marseille et qu'ils se seraient rencontrées à ... Valff !

Dans une confidence de la boite aux lettres antérieure nous apprenons que Mireille a une soeur nommée Pâquerette, de 3 ans sa cadette, religieuse à Saint Charles dans le Beaujolais et un frère de 18 ans. Mais laissons la place aux messages mystérieux. Déjà les pseudos créaient le mystère ! Des messages énigmatiques mais remplis de poésie et à des années lumières des messages lissés d'aujourd'hui.

Mireille s'adresse donc a un certain Triboulet : « N'ayant pas encore fait la mise au point parfaite devant le joli modèle, j'aperçois quand même, malgré le voile opaque, une âme grande et généreuse, un coeur ardent plein d'enthousiasme, avec des envolées sublimes vers l'idéal qu'il place très haut ... et n'atteint presque jamais ! Alors on se décourage facilement, on refait le monde, on recherche une profonde solitude et l'on ne reviens à la surface de la vie réelle qu'avec le secours d'une  main amie, d'une main très douce qui caresse sans blesser, un coeur délicat comme une sensitive, fier comme un Cyrano et aimant jusqu'à la passion. Imagination très vive, goûts simples et élégants, amour de la poésie, de la littérature et de la musique, nature peu expansive et se livrant difficilement ... ».

Un peu plus loin figure de Barbarie s'adresse à Mireille. « Un message que vous auriez du lire vous aurait rassuré sur la constance et la fidélité de mon affection ; mais j'avais compté sans les ciseaux ! J'espère qu'à l'heure actuelle toute supposition est écartée et je vous fais ici une affectueuse caresse » et Mireille de répondre après avoir comprise qu'elle avait blessé sa correspondante dans un message passé « Non la B.R. ne vaut plus rien pour nous ; on ne sait pas s'y aimer du tout, vois-tu, et s'embrasser encore moins ! Chantez l'amour, divins poèmes. Chantez l'amour, sans d'autres cieux. C'est à Saint Ch que l'on aime ! Que l'on aime encore le mieux ! Te souviens-tu du retour de Valff où nous fredonnions cela avec P.V. ? Te souviens tu ? Te souviens tu du soir du thé et de ce malheureux lendemain ? Pleurera ! Pleurera pas ! Souviens toi des 3 et des 4. Ah ! Souviens toi de tout, chérie, mais oublie ma lettre du 29 juin ... J'en pleure, j'en suis malade ... oh ! Pardonne à ta Maguite. Pardonne, je n'ose plus dire : je t'aime et a ma toute que j'ai attristé ».

Si des fois vous envisagez d'envoyer un texto à un ou une amie, pourquoi pour essayer, ne pas envoyer un tout petit et léger soupir poétique ?

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