Joseph MULLER est né le 12 août 1914 à Valff. Soldat du 212e régiment d'artillerie, l'originaire de Valff décédera à Rennes le 17 juin 1940 lors de l'une des pires journées de la seconde guerre mondiale. Récit.

Rennes, 17 juin 1940. Quelques avions de la Luftwaffe à croix noires, provenant de 300 km, de l'aérodrome de Cormeilles-en-Vexin, près de Pontoise, ou de celui de Beauvais-Tillé, des bimoteurs bombardiers Dornier DO 17Z de l'escadre de combat (Kampfgeschwader) 1/KG 76, venant de l’ouest à très basse altitude, ont survolé les quais sans aucun risque, la D.C.A anglaise s’étant repliée dans la nuit ... Avec un léger virage sur l'aile droite ils quittèrent la ville par le sud-est et après un virage à 180° à l'est, les « crayons volants » (Fliegender Bleistift comme les appelaient les Allemands en raison du long et mince fuselage de ces avions), se présentèrent au-dessus de Cesson-Sévigné, dans l'axe du triage ferroviaire de la plaine de Baud où stationnaient parallèlement une demi-douzaine de trains, sur laquelle ils lâchèrent des dizaines de bombes de 55 kg, ainsi que sur les voies ferrées de Saint-Hélier où était stationné un autre train de munitions.

Peu après 11h00, la gare de Rennes devint la cible d'une attaque à basse altitude menée par un groupe du KG 76. Quinze trains de marchandises et de passagers étaient en gare et les avions n'eurent pas besoin de lâcher leurs 120 bombes SC50 car celles qu'ils larguèrent explosèrent sur la cible avec des effets dévastateurs. Un train de munitions chargé de 12 tonnes d'explosifs avait été malencontreusement placé entre des trains de réfugiés, de soldats blessés et de soldats français de retour d'Angleterre (ils avaient été embarqués vers l'Angleterre lors de l'évacuation de Dunkerque). Le train de munitions fut atteint par un chapelet de bombes et explosa.

Une catastrophe humaine

Avaient été atteints d’abord un train de réfugiés de Lisieux, au niveau de Cesson-Sévigné à hauteur de Pincepoche et de Bray, faisant 21 victimes, ensuite la gare de triage de la plaine de Baud où 146 soldats français (203e et 212e d’artillerie lourde divisionnaire venant des Flandres), amenés pour défendre le « réduit breton » mort-né, furent tués. Le bilan est lourd avec plusieurs centaines de morts. Vous pouvez retrouver le récit complet de cette attaque sur cette page.

Le même jour, le RMS Lancastria, paquebot transatlantique britannique, est coulé par les Allemands. Son naufrage, environ 4 000 victimes, est associé à l'une des plus grandes catastrophes maritimes du XXe siècle.

À 12h30 la TSF diffusa le discours du maréchal Pétain : « C’est le cœur serré que je vous dis aujourd'hui qu’il faut cesser le combat … ».

Dès le lendemain le général de Gaulle lance, sur les ondes de la BBC, son appel à la résistance.

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Un Valffois sur la liste des morts

Soldat du 212e régiment d'artillerie, Joseph MULLER appelé dans l'armée française est décédé à l'âge de 23 ans dans cette terrible attaque. Jeune époux, il s'était marié le 9 septembre 1938 à Joséphine KOENIG, née le 3 décembre 1914, décédé le 8 mars 1995 à Obernai.

Il est enterré à la nécropole nationale de Sainte-Anne d'Auray.

Eugène RIEFFEL, son épouse Albertine MULLER et leur fille Simone devant la tombe en 1960

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