Un procès très médiatisé s'ouvre au tribunal de Colmar. Ce sont les frères Joseph et Eugène WITTERSHEIM, le premier né à Epfig et le second de Dambach, qui sont assis sur la sellette. Ils sont jugés pour l'assassinat du garde champêtre de Dambach-la-Ville Charles STIRN. Suivons l'historique de ce fait divers sordide.
L’affaire du garde STIRN devant les assises de Colmar
Tribunal de Colmar, mars 1907. La cour d’assises de Colmar examine l’affaire des frères Joseph (23 ans) et Eugen WITTERSHEIM (16 ans), poursuivis à la suite de la mort du garde forestier STIRN, survenue dans les environs de Dambach en novembre 1906.

La découverte du garde STIRN
Le 20 novembre 1906, le corps du garde forestier STIRN est découvert sur le chemin forestier appelé Lohmühlenweg, près de Dambach. Le garde présente une importante blessure à la gorge. Son fusil est retrouvé à proximité de lui et n’a pas été utilisé.
L’enquête s’oriente rapidement vers des personnes fréquentant la forêt pour y pratiquer le braconnage. Les frères WITTERSHEIM sont arrêtés et placés à la disposition de la justice. Le journalier Charles Huffschmitt de Châtenois est d'abord arrêté puis disculpé. Les autorités policières avaient reçu un télégramme d'Arlesheim (Suisse) annonçant qu'un certain Josef Zimmermann y avait été arrêté, fortement soupçonné d'avoir commis le meurtre du garde forestier STIRN. Cependant, un tel homme étant totalement inconnu à Dambach et l'hypothèse d'un meurtre crapuleux (vol) étant exclue, les autorités policières ont abandonné cette piste. La sœur et le petit frère des frères WITTERSHEIM, qui avaient également été placés en détention provisoire, ont été remis en liberté.

Les faits selon l’instruction
L’instruction établit que Joseph WITTERSHEIM avait placé des collets dans la forêt. Deux chevreuils auraient été pris dans ces pièges. Le 19 novembre, Joseph se serait rendu dans les bois avec son frère Eugen afin de récupérer le gibier. Il était porteur d’un couteau d’environ 25 centimètres, rapporté de son séjour militaire en Chine.
Les deux frères rencontrent le garde STIRN. Celui-ci les interroge sur leur présence dans la forêt et les soupçonne de braconnage. Selon les déclarations recueillies au cours de l’instruction, STIRN se serait approché de Joseph et lui aurait posé la main sur l’épaule. Joseph aurait alors porté un coup de couteau au niveau de la gorge du garde. Après la chute de celui-ci, il lui aurait porté un second geste avec la même arme, provoquant la blessure mortelle.

Article du 14 décembre 1906 dans le républicain lorrain
Extrait du journal Der Elsässer : « STIRN était déjà sur le chemin du retour et était arrivé près de la Porte Supérieure (Obertor) lorsqu'il entendit un coup de feu. Il rebroussa chemin et se rendit, en passant devant la chapelle Saint-Sébastien, vers le chemin creux d'où le coup de feu semblait provenir. Lorsque les braconniers l'aperçurent, ils se cachèrent dans le fossé à côté du chemin creux. À un signal donné, ils se jetèrent sur lui et le renversèrent à terre. Le plus âgé des WITTERSHEIM s'agenouilla sur la victime, Hufschmidt lui maintint la tête et Eugen, qui n'avait pas encore 16 ans, exécuta la besogne sanglante. Une fois la victime décédée, ils lui rabattirent son chapeau sur le visage et s'éloignèrent. Afin d'éloigner tout soupçon, le plus âgé des WITTERSHEIM se promena plus tard dans le village et demanda à plusieurs habitants s'ils n'avaient pas du travail à lui proposer pour la semaine suivante. »
Les deux frères quittent ensuite les lieux et regagnent leur domicile. L’enquête établit également que Joseph aurait lavé ses vêtements et dissimulé le couteau au grenier. Il se serait ensuite rendu chez un voisin pour jouer aux cartes.

Les témoignages
Au cours du procès, plusieurs témoins sont entendus au sujet des relations entre Joseph WITTERSHEIM et le garde STIRN. Certains déclarent que Joseph aurait auparavant menacé le garde, notamment en disant qu’il lui trancherait la gorge s’il était surpris à braconner. Joseph conteste ces déclarations. La personnalité des deux frères et leur situation familiale sont également évoquées au cours des débats. Leur père Isidore, originaire de Dambach, aurait fait l’objet de plusieurs condamnations et leur mère aurait été connue pour sa consommation d’alcool.
Extrait du journal Der Elsässer du 23 septembre 1906 : « Le journalier local Isidor WITTERSHEIM s'est vu infliger une lourde peine pour s'être opposé au messager fiscal WACHENHEIM, de Barr, et l'avoir menacé. Il a écopé d'un mois de prison ».

Concernant Eugen, la défense soutient qu’il n’a pas participé au meurtre et qu’il s’est borné à accompagner son frère. Le jeune homme affirme lui-même n’avoir joué aucun rôle dans l’agression.
La « Reichsländische Korrespondenz » écrit à ce propos : « Nous rapportions que des arrestations de personnes connues comme braconniers avaient eu lieu, parmi lesquelles figuraient les frères WITTERSHEIM. Or, lorsque le plus jeune frère a été entendu samedi à la mairie, il a déclaré qu'il y avait à la maison, sous une armoire, une blouse tachetée de sang et un couteau sanglant. Lors de la perquisition ordonnée par la justice, ceux-ci ont effectivement été découverts, ainsi qu'un fusil. Le couteau est ce qu'on appelle un « couteau de Chine » ; l'un des WITTERSHEIM était en effet un ancien combattant de la guerre de Chine.
Sur le lieu du crime, on a également trouvé un clou de chaussure qui manquait à la chaussure de l'un des WITTERSHEIM, ainsi qu'un morceau de talon qui appartenait aussi à la chaussure de WITTERSHEIM. L'individu arrêté, originaire de Kestenholz [Châtenois] (Charles Huffschmitt) avait, selon ses dires, signalé deux lièvres aux WITTERSHEIM et les avait mis en garde contre le garde forestier, mais les WITTERSHEIM lui auraient répondu qu'ils l'abattraient ou qu'ils lui coupaient le cou ».

Le journal Der Elsässer écrit : « L'arme du crime avec laquelle le malheureux garde-forestier (Hegemeister) STIRN a été assassiné était donc bien un couteau dit « chinois ». Il a en effet été rendu public hier que le couteau du crime n'avait pas encore été retrouvé et l'inventeur [la personne l'ayant trouvé] est invité à le déposer à la mairie. Il a été précisé que le couteau était un couteau chinois et mesurait environ 25 centimètres de long. Comme il avait déjà été rapporté auparavant que le meurtrier avait un tel couteau accroché bien en vue au mur de son logement, il semble qu'il en possédait un second.
D'après des personnes à qui il avait montré un tel couteau chinois dans un cabaret [une auberge], l'arme est décrite comme un instrument particulièrement dangereux. Le fait que l'auteur portait un tel instrument sur lui lorsqu'il braconnait devrait constituer une circonstance aggravante. Selon ce qui se raconte, l'auteur serait bien conscient de la gravité de son acte et préparé au pire. À un camarade qui était avec lui en Chine et qu'il a vu au bord de la route lors de son emménagement vers la gare, il aurait crié, dans une langue incompréhensible pour les personnes présentes, qu'il ne reverrait plus jamais Dambach. La digne sœur de WITTERSHEIM a déclaré, lorsque la blouse a été retrouvée, qu'elle avait saigné du nez et s'était essuyée avec la blouse. Le soir venu, Josef aurait joué aux cartes et serait allé rejoindre ses camarades. »
Le journal poursuit le 1ᵉʳ mars : « Dans le procès concernant le meurtre du garde-chasse STIRN, l'audition des témoins s'est poursuivie hier après-midi. Josef WITTERSHEIM a souvent proféré des menaces devant des tiers à l'encontre de STIRN, disant qu'il voulait le tuer ; mais ce sont sans doute surtout des fanfaronnades que ce genre de personnes a souvent à la bouche sans trop y penser. Les témoignages favorables à l'homme ne manquent pas non plus. Le marchand de bois Arnold, chez qui il a été employé pendant 3 ans, affirme qu'il s'est bien conduit ; le directeur de la prison qualifie son comportement d'exemplaire, ajoutant qu'il a montré du repentir, et sa femme, qui lui a amené un enfant dont il n'était pas le père, a déclaré qu'il s'était toujours bien comporté envers elle et l'enfant. Les jugements portés sur le frère cadet sont moins favorables : il est présenté comme menteur et sournois. La faute principale en est attribuée aux parents pour une éducation ratée, en particulier à la mère, qui est ivrogne, paresseuse et désordonnée ».

Les réquisitions et les plaidoiries
Le ministère public, représenté par le procureur MACHENSCHEIN, soutient que Joseph a volontairement donné la mort au garde STIRN et demande qu’une peine capitale soit prononcée contre lui. La défense conteste la préméditation. Me LEVY soutient que Joseph aurait agi brusquement, alors qu’il cherchait à éviter son arrestation après avoir été surpris en situation de braconnage. Pour Eugen, Me CRAMER demande l’acquittement, estimant que sa participation au crime n’est pas établie.

Le verdict
Après les débats, les jurés délibèrent pendant environ une heure. Joseph WITTERSHEIM est reconnu coupable d’homicide volontaire sans préméditation, le crime étant retenu comme ayant été commis dans le contexte de la tentative d’échapper à l’arrestation. Il est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, ainsi qu’à la perte de ses droits civiques.

Les antécédents familiaux
Le journal écrit le 8 juillet 1906 : « Une personnalité bien connue de la justice, originaire de Dambach, comparaissait cette semaine une fois de plus devant notre tribunal. Il s'agissait de la célibataire Marie WITTERSHEIM, qui avait exécuté l'année dernière le saut du train et qui est encore bien présente dans toutes les mémoires. Elle a déjà été punie à plusieurs reprises pour diverses escroqueries. Cette fois-ci, en lui faisant miroiter toutes sortes de fausses affirmations, elle a extorqué à un voyageur de l'étoffe pour se faire une nouvelle robe. Elle a été condamnée à 2 mois de prison ».
Les acteurs
Charles STIRN

Charles Albert STIRN est né à Schaffhouse le 15 mars 1857 près de Wissembourg d'un père garde forestier et d'une mère du nom de Hiéronimus Louise. Il suit les traces de son père et débute sa carrière de garde-chasse d'abord à La Hingrie (hameau de la commune de Rombach-le-Franc (Haut-Rhin, Val d'Argent) puis dans la commune de Lièpvre (Haut-Rhin, Val d'Argent) pour poursuivre son expérience à Seltz, Obermohofen-sur-Moder, près de Bischwiller, arrondissement Haguenau, puis à Rittershoffen (Alsace du Nord) en 1890, puis à Dambach-la-Ville le 1ᵉʳ juillet 1892.

Strasburger Neuesten Nachrichten
Charles STIRN était marié à Marie Benoît de Walbourg. Son père était épicier à Walbourg. Ils ont eu 13 enfants : l'une d'eux, Anna Maria, née à Oberhofen en 1889, est décédée à Dambach en 1894, "ausser dem Neuthor (porte sud vers Diefenthal). En tout, 6 de leurs enfants sont décédés en bas âge. La dernière, Marie Emma, née le 1ᵉʳ octobre 1906, un mois et demi avant le meurtre de son mari, est décédée le 27 janvier de l'année suivante !

Journal Der Elsässer : « Le garde-forestier assassiné STIRN est décrit de toutes parts comme un fonctionnaire zélé, raisonnable, juste et avisé. À Dambach, où il est resté en poste pendant 14 ans, il était apprécié de tous. Il ne dressait des procès-verbaux qu'en cas d'extrême nécessité et fermait les yeux sur les pauvres gens, lorsqu'il les prenait en infraction avec les règlements de la police forestière, autant qu'il le pouvait. STIRN était un bon époux. Concernant ses relations avec les braconniers, il était peu communicatif, même envers sa femme avec laquelle il ne parlait des braconniers que de façon générale. Deux fois seulement il se montra plus précis, désignant alors Joseph WITTERSHEIM comme l'un des braconniers les plus dangereux qu'il connaissait. Il se disait soulagé que ce dernier parte bientôt à l'armée. Il avait déjà croisé WITTERSHEIM dans la forêt alors que celui-ci s'apprêtait à braconner. Le fusil chargé au poing, WITTERSHEIM avait adopté une attitude si menaçante que lui, STIRN, avait préféré s'écarter dans le bois. »
La solidarité
Communiqué : « Comme le décès du garde-forestier (Hegemeister) STIRN est survenu dans l'exercice de ses fonctions et doit être considéré comme un accident du travail, une rente d'accident très confortable a été attribuée à sa famille. De plus, notre commune a accordé à la veuve une aide financière importante ».

Don du Club vosgien à la veuve. Charles STIRN était membre fondateur de la section locale du Club vosgien
Joseph WITTERSHEIM
Dambach, 17 décembre. « L'arme du crime avec laquelle le malheureux garde forestier STIRN a été assassiné était donc bien un « couteau chinois ». Hier, il a été annoncé publiquement que le couteau n'avait pas encore été retrouvé et toute personne qui le trouverait est priée de le rapporter à la mairie. Il a été précisé qu'il s'agissait d'un couteau chinois mesurant environ 25 centimètres. Comme il avait déjà été rapporté que le meurtrier avait un tel couteau accroché au mur chez lui, il semble qu'il en possédait un second.
Des personnes à qui il avait montré ce couteau chinois dans un bistrot décrivent l'arme comme un instrument très dangereux. Comme cet avis n'est publié que maintenant, on peut supposer que WITTERSHEIM a déclaré lors de ses aveux qu'il avait commis le crime avec ce couteau. À un camarade qui était en Chine avec lui et qu'il a aperçu au bord de la route lors de son transfert vers la gare, il aurait crié qu'il ne reverrait plus jamais Dambach ».

Joseph est né à EPFIG le 27 avril 1883. Son père Isidore est journalier, sa mère s'appelle Victorine PFAFF. Joseph participe à la guerre de Chine. Isidore aura 3 enfants :
- Joseph WITTERSHEIM (1883-1955)
- Justin Eugène WITTERSHEIM (1885-1915)
- Marie WITTERSHEIM (1888-1957)
Joseph s'est marié le 6 octobre 1906 avec Eugénie HERRBACH de Dambach-la-Ville, un mois avant le crime. Condamné, ils divorceront en 1910.

Acte de mariage de Joseph WITTERSHEIM et Eugénie HERRBACH
Joseph, condamné à la perpétuité, est transféré à la prison d'Ensisheim. Mais la Première Guerre éclate et il s'évade.
Le passé le rattrape
Extrait du journal Der Elsässer, Dambach, 23 avril 1923. « La population s'est sentie libérée d'un cauchemar après la recapture du meurtrier Joseph WITTERSHEIM. Après le terrible meurtre du garde forestier STIRN en 1906, il avait été condamné par la cour d'assises de Colmar aux travaux forcés à perpétuité et transféré à la maison d'arrêt d'Ensisheim. En raison des mouvements de guerre, les détenus qui s'y trouvaient ont été transférés en Prusse. Les criminels endurcis se sont vu offrir la possibilité de gagner leur liberté en servant sur le front. WITTERSHEIM a refusé et est donc resté en détention jusqu'à ce que le conseil de soldats révolutionnaire n'ouvre les prisons et ne laisse le champ libre à cette canaille. Après avoir erré en Allemagne, WITTERSHEIM est revenu en Alsace après la guerre et s'est installé à Epfig, tout près d'ici. Il s'y est marié. À la suite de plusieurs plaintes, la police a été alertée et a rapidement découvert sa véritable identité. « Le redoutable criminel est désormais sous les verrous ».

L'Écho de Paris, 29 avril 1923
Joseph, se sentant en sécurité, était retourné vivre à Epfig et fonda un nouveau foyer. Il épousa Marie Anne WOLFFER. Ils auront une fille : Anne Marcelle Louise, née le 19 octobre 1913 à Epfig, décédée le 15 mai 1994 à Cambrai, Nord-Pas-de-Calais, à l'âge de 80 ans. Marie-Anne, la femme de Joseph, décède subitement le 24 décembre 1925 à Epfig, à l'âge de 31 ans.

Joseph s'éteint le 21 novembre 1955 à Sainte-Marie-aux-Mines.
Eugène WITTERSHEIM
Extrait du journal Der Elsässer : « Eugen WITTERSHEIM est un vrai vaurien de 16 ans qui maîtrise le mensonge et le vol sur le bout des doigts, qui était paresseux à l'école, la séchait quand bon lui chantait, ne se montre plus au cours de religion depuis sa sortie de l'école et a la pire réputation de tout Dambach. C'est donc un sacré numéro qui promet encore les pires choses. Il n'ose même pas vous regarder en face. Évidemment, quand la mère boit et que le père est, lui aussi, un "honnête homme" [ironique]. « Concernant la participation du jeune WITTERSHEIM au meurtre, cela ne fait aucun doute. »
« Dambach, 14 avril 1907 Incorrigible. Eugen Wittersheim, acquitté dans l'affaire du meurtre de STIRN, n'était pas libéré depuis 8 jours que la justice devait déjà s'occuper de lui à nouveau. En compagnie d'un gaillard de son âge, il a causé un grand tapage dans la rue du village en criant, en proférant des injures vulgaires et en jetant des pierres. Le tribunal correctionnel (Schöffengericht) l'a condamné à 16 marks d'amende ou, le cas échéant, 8 jours de prison, et son compagnon Anton FRITSCH à 10 marks d'amende ou 5 jours de prison ».
Eugène naît le 8 décembre 1890 à Dambach-la-Ville. Il est appelé dans l'armée et rejoint le 136ᵉ régiment d'infanterie, 11ᵉ compagnie à Strasbourg. En décembre 1914, il est blessé. Rentré à Dambach pour convalescence, il épouse DAULIAK Marie en 1915. L'année d'avant, ils avaient eu une fille prénommée Sophie. Il retourne au front et décède le 15 juin 1915.

Schletstader Tageblatt : « Dambach, 30 juin 1915. La guerre a fait une victime supplémentaire dans notre commune. Le réserviste Eugen WITTERSHEIM, âgé de 24 ans, est mort le 15 de ce mois sur le théâtre d'opérations sur le front de l'Ouest suite à l'effondrement d'une tranchée. Il laisse une femme et 1 enfant. Le nombre de combattants tombés au combat originaires de notre petite ville s'élève désormais à plus de 20 ».

Une stèle a été posée en 1988 par le Maire Jean GRAMBLING dans la forêt à l'emplacement de la découverte du corps.
Sources :
- Gallica
- Illustrations de l'article : IA