Ettore BUGATTI a parcouru la distance Illkirch-Graffenstaden-Strasbourg à la vitesse vertigineuse de 140 km/h de moyenne en 1903. Il sera condamné à 40 marks d'amende !

23 septembre 1903. BUGATTI vient de fabriquer ses deux premières voitures de course personnelles dans l'usine de métallurgie, locomotives et machines-outils SACM de Graffenstaden. Lors d'un essai, il met 3 min pour parcourir les 7 km entre l'usine et Strasbourg. Le bolide sera disqualifié pour la course du 24 mai, Paris-Madrid, pour position du conducteur jugée trop dangereuse à l'arrière. Les freins aussi étaient symboliques.

La voiture avec son moteur de 4 cylindres de 5,3 litres et 60 cv avait pourtant déjà reçu le numéro 142, comme sa vitesse de pointe ! Mais la manœuvre ne plut guère à l'association « Wahrung der Interresse von Neudorf » (association pour la préservation du bien-être de Neudorf) qui porta l'affaire devant les tribunaux le 10 juin 1907 avec l'accusation que l'on a vu Bugatti rouler plusieurs fois 3 fois plus vite que le tramway, la vitesse en ville étant limitée à 15 km/h. L'ardoise sera de 40 marks pour Bugatti malgré son opposition, se défendant qu'il n'était pas au volant ! 40 marks de l'époque équivaudraient à plus de 1000 euros d'aujourd'hui.

« Langsammer snagchtemonhl, Ettore, du Nanch ! », de notre correspondant du Elsässer Kurier.

Un peu d'histoire

De Valva à Valff, c’est tout d’abord un livre. A la fin des années 80, André VOEGEL et Rémy VOEGEL, Valffois et passionnés d'histoire, écrivent « De Valva à Valff » qui raconte l'histoire de la commune, petit village alsacien à proximité d'Obernai. L'ouvrage reprend, chapitre après chapitre, son histoire et celles de ses habitants. Dans les années 2010, Rémy VOEGEL complète la connaissance du village par divers textes édités dans le bulletin communal. 

Suite au décès d’André VOEGEL en février 2017, Rémy et Frédéric, son fils, se lance le défi de partager via le présent site les archives dématérialisées du livre, les vidéos de Charles SCHULTZ, sans oublier la publication des 40 classeurs historiques d’Antoine MULLER. Ces classeurs sont une mine d'or incroyable, car ils retracent en images toute l'histoire du village, de ses associations et de ses habitants.

Depuis, le devoir de mémoire de notre village alsacien se poursuit semaine après semaine.